Quelles sont les
nouvelles installations ?
Le projet Montézic 2 vise à augmenter de 50 % la puissance de la STEP de Montézic afin de renforcer ses capacités de stockage et de production d’électricité. Il prévoit la création d’une nouvelle centrale souterraine avec l’installation de deux groupes turbine-pompe réversibles, représentant une puissance supplémentaire de 460 MW. Le projet représente un investissement de près de 700 millions d’euros.
Ces travaux pourraient débuter en 2028, pour une mise en service à l’horizon 2035.
Le projet s’appuie sur les infrastructures existantes : il ne prévoit ni nouveau barrage, ni nouvelle retenue d’eau, ni nouvelle ligne électrique.
Les nouvelles installations seraient principalement souterraines, à seulement 50 m des installations existantes, permettant ainsi de limiter les effets du projet sur l’environnement, le paysage et le cadre de vie.
De nouvelles installations principalement souterraines
Les nouveaux ouvrages hydrauliques permettraient de relier les retenues existantes à la future centrale. Ils comprendraient notamment :
- une prise d’eau aménagée dans la retenue supérieure de Montézic ;
- une galerie d’adduction, qui permettrait d’acheminer l’eau jusqu’à la future centrale ;
- une nouvelle centrale souterraine, située à environ 400 mètres de profondeur, équipée de deux groupes turbine-pompe réversibles, de deux transformateurs et des équipements nécessaires à leur fonctionnement et à leur maintenance ;
- une galerie d’accès d’environ 850 mètres, reliant la centrale à la surface et permettant notamment le passage du personnel et du matériel.
Des aménagements de surface limités
Même si l’essentiel des nouvelles installations serait souterrain, certains aménagements seraient nécessaires en surface.
- Adaptation des équipements du réseau électrique existant exploité par RTE ;
- Création d’une plateforme technique d’environ 2 000 m² à l’entrée de la galerie d’accès ;
- Installation d’un poste de transformation haute tension / basse tension (HTA/BT) ;
- Extension des bâtiments dédiés au personnel d’exploitation.
- À proximité de la digue de Liaussac : réalisation d’un puits vertical et d’un ouvrage de déversement ; construction d’un local de commande et d’une structure de déversement associée
- Pendant les travaux : aménagement temporaire de zones de stockage pour les matériaux excavés.
Et si nous ne faisions pas
le projet Montézic 2 ?
Les capacités actuelles de production et de stockage seraient conservées, mais la France ne bénéficierait pas des 460 MW supplémentaires prévus par le projet.
Cette option ne répondrait pas aux besoins supplémentaires de stockage et de flexibilité identifiés pour accompagner la transition énergétique ainsi que le développement du solaire et de l’éolien.
Elle priverait également le territoire des retombées économiques, industrielles et territoriales associées au projet et limiterait la mise en œuvre des actions issues du dialogue territorial « Parlons Montézic 2 »
Quels avantages des STEP par rapport aux batteries ?
Le stockage de l’électricité peut également être assuré par des batteries raccordées au réseau. Ces batteries permettent également de stocker l’électricité et de répondre très rapidement aux variations de production ou de consommation.
Elles ne peuvent toutefois stocker l’énergie que pendant quelques heures seulement, tandis que les STEP peuvent assurer un stockage beaucoup plus long. À titre d’exemple, la STEP de Montézic 1 dispose aujourd’hui d’une autonomie d’environ 40 heures.
Les batteries et les STEP répondent donc à des besoins complémentaires : les batteries sont particulièrement adaptées aux besoins de courte durée, tandis que les STEP permettent de stocker de grandes quantités d’énergie sur une durée pouvant atteindre plusieurs dizaines d’heures.
Montézic 2, un projet
au service des objectifs nationaux
La troisième Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE 3) fixe la feuille de route énergétique de la France pour la période 2025-2035. Elle identifie le développement des capacités de stockage d’électricité comme l’un des leviers nécessaires à la transition énergétique. Elle prévoit notamment l’installation d’au moins 1,7 GW de capacités supplémentaires de STEP en France d’ici 2035.
Dans cette perspective, avec plus de 460 MW de puissance supplémentaire, le projet Montézic 2 contribuerait à hauteur de plus de 25 % à cet objectif national.
La nécessaire adaptation
du réseau électrique
L’électricité produite par la centrale de Montézic est aujourd’hui acheminée vers le réseau public de transport d’électricité grâce à une ligne aérienne de 400 000 volts, longue d’environ 6,8 kilomètres et composée de 13 pylônes jusqu’au poste électrique de Rueyres.
Dans le cadre de Montézic 2, aucune nouvelle ligne électrique ne serait créée. Pour permettre l’évacuation de l’électricité produite par la nouvelle centrale, RTE adapterait et renforcerait les infrastructures existantes.
Les travaux comprendraient notamment le renforcement des fondations de quatre pylônes, le renforcement mécanique de deux autres pylônes et le remplacement du câble de garde par un câble intégrant une fibre optique, afin d’améliorer la surveillance et l’exploitation de la ligne. Le poste électrique haute tension serait également étendu pour accueillir les équipements nécessaires au raccordement de Montézic 2.
Ces interventions resteraient limitées aux ouvrages existants. Le tracé de la ligne, ainsi que l’implantation et la hauteur des pylônes, ne seraient pas modifiés.
